Histoires des sorciers: deuxième partie:
Pop Wooh
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Histoires des sorciers: deuxième partie «Pop Wooh»Voici la seconde partie des histoires traditionnelles qui nous ont été laissées par nos ancêtres avant l’invasion européenne et la perte de l’identité originelle. Le monde des civilisations connues comme les Mayas est beaucoup plus complexe qu'il ne semble.
On pense qu’il existait une homogénéité dans les cultures qui ont peuplé le sud-est du Mexique, le Guatemala, le Honduras et le Salvador, ce qui est erroné. Il a existé des différences notables entre toutes ces cultures. Ce qui donne une certaine cohésion fut l’héritage commun de la culture mère olmèque.
La deuxième partie est dédiée à un des livres-clés de la culture maya-quiché: le «Popol Vuh». J’ai décidé de reprendre ce livre traditionnel comme toile de fond pour mon travail parce qu’il a survécu jusqu’à nous presqu'intact. Une autre raison est que les Mayas-Quichés ont une origine toltèque comme il est mentionné dans le «Popol Vuh». Personnellement, je crois qu’il y a eu des liens étroits entre les cultures du centre du Mexique et les cultures mayas du Guatemala. Un autre indice est l’influence de Teotihuacan dans la culture maya de Tikal. Le «Popol Vuh» est un ouvrage très complexe qui contient plusieurs histoires traditionnelles et la tâche de les traduire musicalement prendrait plusieurs disques. J'ai donc décidé de choisir seulement les personnages principaux et les moments que je considère clés et qui peuvent avoir un lien avec le concept des « Histoires des sorciers ». Pour réaliser ce projet qui m'a pris trois ans, j'ai dû rechercher quels étaient les instruments musicaux et les artefacts sonores de la culture maya, puis créer moi-même ces instruments en argile. J'ai fait fabriquer les autres instruments en pierre, en bois et en métal. Enfin, il me restait la création musicale par elle-même. La majorité des instruments utilisés dans cet enregistrement sont des répliques fonctionnelles d’instruments jamais utilisées jusqu'à présent pour la création, notamment l’instrument mono-corde maya, les ocarinas poly-globulaires du Guatemala, des tambours en argile, la flûte quadruple qui vient d’être trouvée au Belize. J'ai pris mes modèles dans les musées (comme le musée Popol Vuh au Guatemala), dans des collections privées ou sur Internet. Je souhaite sincèrement que ces mélodies puissent vous transporter dans un monde magique et mystérieux qui a existé il y a plus de cinq cents ans. Mais il existe toujours dans le cœur de tous mes frères du Mayab.
Coyotzin
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La création du monde
«… tout était calme, silencieux, immobile, et les cieux étaient vides». Avec ces mots commence la création dans le «Popol Vuh» et je veux, par cette mélodie, représenter les étapes de la création universelle |
Hunab ku
Hunab ku se traduit comme l’Unique ou «déité». Ce concept ne pouvait pas être représenté avec une forme matérielle car il était pur esprit. On peut dire que les Mayas-Quichés ont réalisé l’unité spirituelle avant le monde occidental. |
Le réveil de Ajaw
Ajaw se traduit par le Soleil, et par son réveil le Soleil devient le point central de la création.
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Hun Rakan |
De ce mot en maya, les Occidentaux ont créé le mot Ouragan. En fait, Hun rakan se traduit comme «une jambe» et le mot faisait allusion au tonnerre. Mais il y a un aspect plus profond du mot qui veut dire la manifestation tangible et physique du cœur des cieux. |
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Tepeu Gucumatz |
Tepeu se traduit comme le très haut (le mot viens du nahuatl «tepehuani» qui veut dire roi ou le plus haut). Gucumatz se traduit comme serpent à plumes de Quetzal. Ce personnage du «Popol Vuh» fait clairement référence à Quetzalcoatl du centre du Mexique et à l’influence toltèque dans la culture quiché du Guatemala. |
Ixpiyacoc, Ixmucané
Ixpiyacoc, Ixmucané sont le couple primordial. Ce concept existe aussi dans les cultures du centre du Mexique, sont «Oxomoco et Cipactonal» (représentés dans la pochette de la première partie). Cette mélodie est aussi le lien entre la première partie des histoires et celle-ci. |
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Vucub-Caquix |
Voici un des personnages principaux du «Popol Vuh». Son nom se traduit comme «les sept aras» et la signification traditionnelle du personnage est que Vucub-Caquix représente les défaut ou péchés de l’homme. |
Hunbatz y Hunchouén
Hunbatz et Hunchouén sont deux personnages importants dans l’histoire: ce sont les oncles des jumeaux fantastiques «Hunapú e Ixbalamqué»; ils sont aussi les précurseur des arts et métiers. Ils représentent l’archétype de l’artiste. Cette mélodie traduit un chapitre du «Popol Vuh» dans lequel les jumeaux jouent des instruments magiques et transforment Hunbatz y Hunchouén en singes.
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Hunahpú e Ixbalamqué |
Les jumeaux fantastiques et leurs pères Hun-Hunahpú et Vucub- Hunahpú sont les personnages principaux de l’histoire. Ces pères avaient l’habitude de jouer à la balle et cet acte rituel déclenche toute la saga qui vont vivre Hunahpú et Ixbalamqué.
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Les jumeaux fantastiques jouent à la balle
Hun-Hunahpú y Vucub- Hunahpú furent sacrifiés par les seigneurs de l’inframonde. Le jeu de balle allait disparaître, mais les jumeaux retrouvent les accessoires rituels pour la pratique du jeu et ils commencent à le pratiquer. Les seigneurs de l’inframonde sont furieux et veulent répéter le sacrifice des fils dans l’inframonde. |
Voyage à l’inframonde
Lesseigneurs de l’inframonde invitent les jumeaux à jouer à la balle, avec l’intention de les sacrifier comme ils l'ont fait avec les parents. Mais les seigneurs ne savent pas que les jumeaux ont la magie d’en haut et d’en bas et qu’ils sont invincibles.
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Le triomphe des jumeaux fantastiques |
Finalement les jumeaux fantastiques triomphent, les seigneurs de l’inframonde sont sacrifiés et sont contraints à rester dans le royaume des morts et de ne plus déranger le genre humain. Les jumeaux se transforment dans le Soleil et la Lune qui illuminent le monde. |
Hun Nal Ye
Hun Nal Ye est l’esprit ou le seigneur du maïs. C'est grâce à la culture du maïs que les civilisations du Mexique sont arrivées à un si haut degré d’évolution. Cette pièce musicale a pour base une mélodie que j’ai composée en 1994 et qui fait partie des pièces composées à l’époque de l’album «Le réveil de l’homme jaguar». Elle est une des premières pièces composées par Coyotzin. |